cedric sileo : ingénieur, intelligence artificielle, docteur en sciences

dimanche | 23 juillet 2017

L'IA de Zuckerberg

Mark Zuckerberg souhaite développer sa propre intelligence artificielle

Le créateur de Facebook se donne pour mission cette année de créer un assistant personnel qui l'aidera à gérer son travail et différents éléments à son domicile.

 

Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, se prend-il pour Tony Stark, le milliardaire qui revêt l'armure d'Iron Man? Il a en tout cas expliqué dans un article publié sur son réseau social qu'il souhaitait développer en 2016 une intelligence artificielle digne de JARVIS, celle qui accompagne le héros de Marvel dans ses aventures cinématographiques. Le créateur de Facebook, qui se lance chaque année de nouveaux défis, a ainsi annoncé par le passé son intention d'apprendre le mandarin, de rencontrer une nouvelle personne chaque jour, de lire deux livres par mois ou de ne manger que de laviande d'animaux tués de ses mains.

Un défi personnel

La référence à l'univers des héros de Marvel vient de lui. «Mon défi personnel pour 2016 est de construire une intelligence artificielle simple pour faire fonctionner ma maison et m'aider dans mon travail. Vous pouvez le voir comme JARVISdans Iron Man». Le chef d'entreprise souhaite développer son projet pas à pas en s'appuyant d'abord sur les technologies qui existent et voir ce qu'elles peuvent lui permettre de faire. Viendra ensuite l'enseignement à proprement parler. Domotique, contrôle de la musique, reconnaissance faciale des visiteurs à l'entrée du domicile, visualisation de son travail en réalité virtuelle: telles sont les fonctionnalités dont Mark Zuckerberg souhaiterait doter l'intelligence sur laquelle il va se pencher.

Dans les commentaires, le créateur explique apprécier Amazon Echo. Le produit est capable d'interactions vocales avec son propriétaire, de lancer de la musique, de créer des listes de tâches, ce qui semble convenir à Mark Zuckerberg. Ce dernier regrette cependant de ne l'avoir que dans une pièce de son domicile. Il semblerait donc que le chef d'entreprise veuille créer une intelligence omniprésente qui puisse répondre dans n'importe quel endroit de la maison. Si les missions du futur assistant semblent bien établies, le nom n'a lui pas encore été choisi. Des internautes certainement un peu moqueurs lui demandent s'il s'agira d'une copie de HAL9000, l'intelligence artificielle plutôt violente de 2001 l'Odyssée de l'espace.

Une intelligence artificielle bénéfique

Mark Zuckerberg ne croit pas cependant à l'apparition de machines autonomes souhaitant conquérir le monde et s'en prendre à l'humanité comme dans beaucoup d'œuvres de science-fiction. «Je pense que nous pouvons fabriquer une IA dans le but qu'elle nous serve et nous aide», explique-t-il à l'un des commentateurs de son post. «Certaines personnes essaient de convaincre le public que l'intelligence artificielle est un danger important. Mais ça me semble tiré par les cheveux et bien moins probable que des désastres causés par les maladies, la violence etc.»

Le chef d'entreprise est donc plutôt enthousiaste à l'idée de développer sa propre intelligence artificielle. Mais comme le dit le fondateur de Facebook, tout le monde ne partage pas son optimisme et son intérêt pour les machines capables d'une certaine autonomie. Peut-être fait-il référence à Elon Musk, que l'on a lui aussi beaucoup comparé à Tony stark par le passé. Le PDG de Tesla Motors a ainsi expliqué à plusieurs reprises être inquiet de voir les progrès dans le domaine des machines autonomes. «Je pense que nous devrions être très prudents à propos de l'intelligence artificielle. Si je devais désigner notre plus grande menace existentielle, ce serait certainement ça. Nous devons être extrêmement prudents», avait-il notamment déclaré lors d'une interview au MIT en 2014.

L'intelligence artificielle, un enjeu de taille dans la Silicon Valley

Le développement et la maîtrise de l'intelligence artificielle sont devenus des enjeux de taille pour les entreprises de la Silicon Valley. Facebook, au-delà de l'initiative personnelle de Mark Zuckerberg, a ainsi investi ce champ de recherche avec FAIR (facebook AI Research). Le Français Yann LeCun, le directeur de cette branche de l'entreprise, a pour mission de créer un «cerveau artificiel». Celui-ci permettrait par exemple d'analyser les images publiées sur les réseaux sociaux. La société utilise aussi l'intelligence artificielle pour personnaliser les flux d'actualités qui s'affichent sur l'écran des utilisateurs. Mark Zuckerberg a d'ailleurs écrit qu'il pensait utiliser les techniques et les systèmes développés par la branche de Facebook dédiée à l'intelligence artificielle.

Apple pour sa part essaie de recruter au moins 86 experts de l'intelligence artificielle et plus spécifiquement des machines dotées de capacités d'apprentissage, possiblement pour travailler sur Siri. Des entreprises qui brassent de grandes quantités de données comme Amazon lorgnent aussi ce genre de technologie pour mieux accompagner leurs clients durant leurs achats. La firme fondée par Jeff Bezos a ouvert des centres de recherche un peu partout dans le monde et vise à embaucher des «Ingénieur(s) de l'apprentissage automatique». Google est l'une des sociétés les plus avancées dans la recherche sur l'intelligence artificielle, qu'elle utilise notamment pour gérer les requêtes sur son moteur de recherche.

Mark Zuckerberg a expliqué qu'il tiendrait les utilisateurs de Facebook au courant de ses avancéesdans le développement de son intelligence artificielle. Le créateur a déjà tenu des conférences en Mandarin à plusieurs reprises, ce qui laisse penser qu'il prend ses défis au sérieux.

(Source Le Figaro)

Merci Xavier !

 

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