cedric sileo : ingénieur, intelligence artificielle, docteur en sciences

mardi | 26 septembre 2017

Google Cancer

Google développe une technologie pour détecter les cancers

Larry Page, fondateur de Google.

Le fondateur du groupe, Larry Page, fait le pari de l'immortalité. Le laboratoire secret Google X a mis au point un prototype visant à réaliser des diagnostics médicaux. Un tel projet soulève toutefois de nombreuses questions.

 

 

Les gourous de la Silicon Valley veulent révolutionner la médecine. Google dévoile en effet un nouveau moyen de diagnostiquer très tôt des cancers et d'autres maladies prévisibles. Le laboratoire secret Google X annonce avoir mis au point un prototype visant à réaliser des diagnostics médicaux à partir de nanoparticules. Concrètement, de fines particules seraient injectées dans le sang des patients - sous la forme de comprimés ingérés par exemple - afin de déceler des anomalies, celles qui provoquent des tumeurs ou des crises cardiaques notamment. «Les nanoparticules seraient conçues pour repérer et se fixer sur un type particulier de cellules, comme les cellules tumorales», explique la firme californienne.

Un diagnostic pourrait ensuite être réalisé en associant ces nanoparticules «à un objet connecté équipé de capteurs spéciaux». Google dit étudier pour cela différentes techniques de transmission non invasives, comme les ondes radio ou lumineuses. Cette technologie permettra ensuite «d'aider les médecins à détecter les maladies dès leurs prémices», assure Google, qui évoque plusieurs applications potentielles, comme un diagnostic pour les patients cancéreux ou encore «un test pour déceler les enzymes secrétées par des plaques artérielles sur le point de se rompre et de provoquer une crise cardiaque ou un AVC».

Google cherche des partenaires

Cette avancée dans la prévention médicale n'est toutefois qu'au stade de projet: «Nous proposerons la technologie sous contrat de licence à des partenaires, afin qu'ils développent des produits dont l'efficacité et la sécurité pourront être testés lors d'essais cliniques», indique le groupe américain. Google confie aux Echos que la technologie est «à un stade de développement très précoce» et que son développement «pourrait prendre une dizaine d'année».

Outre ce projet révolutionnaire, le groupe est très investi dans le domaine de la santé. La firme de Mountain View est à l'origine des lentilles de contact intelligentes à destination des diabétiques. Ces objets, développés sous licence par Novartis, sont capables de mesurer en temps réel le taux de glucose dans les larmes. Le groupe veut également proposer un service d'e-consultation avec des médecins aux internautes qui effectuent des recherches dans un domaine médical. Le fondateur de Google, Larry Page, a également créé une société de biotechnologie, Calico, destinée à analyser les mécanismes du vieillissement pour prolonger l'espérance de vie.

Les géants du net à l'assaut du très prometteur secteur de l'e-santé

Et Google n'est pas le seul à faire ce pari de l'immortalité! Facebook songe à créer des «communautés de soutien» afin de connecter ses utilisateurs souffrant des mêmes maladies et étudierait aussi le développement des applications de soins préventifs pour les aider à améliorer leur hygiène de vie. De son côté, Apple a récemment inauguré son «Health Kit», une plateforme censée tracer, collecter et analyser un ensemble de données sur notre rythme cardiaque, notre glycémie…Microsoft développe lui un programme d'intelligence artificielle.

De fait, le marché de l'e-santé est très prometteur: les recherches en lien avec la santé explosent sur les moteurs de recherche, les applications liées au bien être rencontrent un vrai succès tout comme les objets connectés liés à ce domaine (tels que les balances ou les bracelets connectés). L'e-santé est ainsi souvent présentée comme le prochain boom de l'économie numérique.

Mais l'intrusion des géants du web dans un secteur aussi sensible que celui de la santé pose des questions et notamment sur la confidentialité des données récoltées ou encore leur monétisation. L'utilisation de ces informations par des assureurs notamment pose des problèmes éthiques, dans la mesure où ces derniers pourraient ajuster leurs contrats en fonction de ces données... Apple aurait d'ailleurs déjà franchi le pas: Bloomberg affirme que la firme de Cupertino négocie des accords avec des compagnies d'assurances américaines.

(Sources Le Figaro)

 

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