cedric sileo : ingénieur, intelligence artificielle, docteur en sciences

jeudi | 22 juin 2017

Les Web Apps vus par le W3C

Technologie - Le W3C accélère le mouvement visant à placer le navigateur Web au centre de l'expérience applicative sur un smartphone.

Nous vous en parlions il y a peu : les applications Web (ou webapps) vont-elles trouver leur place sur les smartphones au côté des applications natives ?

Car avec la multiplication des OS mobiles, le travail de développement devient cauchemardesque et il est presque impossible pour un éditeur de contenus d'être présent sur différentes plates-formes au même moment.

Par ailleurs, le surcoût engendré par la multiplication des OS douche les ambitions. Pour beaucoup, il s'agit désormais de trouver une alternative pour être présent partout sans explosion du budget.

Il s'agit en fait de retourner aux fondamentaux, en s'appuyant sur le navigateur Web en tant que réceptacle à applications et donc de développer des Web Apps.

Seul problème, les browsers mobiles actuels, trop limités, ne permettent pas d'atteindre cet objectif. Mais les choses pourraient assez vite évoluer, notamment grâce au développement rapide de HTML 5.

Mine d'or de conseils

Ce standard permet en effet d'intégrer de nombreuses fonctions au navigateur Web (glisser-déposer, audio-vidéo, géolocalisation, reconnaissance vocale, formulaires...) , jusque-là réservées aux applications natives.

C'est en tout cas le but affiché par le W3C, l'organisme de standardisation à but non-lucratif, chargé de promouvoir la compatibilité des technologies du World Wide Web. "Notre ambition est d'assurer que le Web devienne une plate-forme de développement pour le mobile. Il y a beaucoup d'attente autour de cela", expliquait il y a quelques semaines à Businessmobile.fr, Dominique Hazael-Massieux, responsable des activités mobiles pour le W3C.

En outre, le Web simplifie et accélère le déploiement et la mise à jour des applications, sans aucune intervention de l'utilisateur, et permet une intégration transparente des services déployés via l'informatique en nuage («cloud»). Les applications Web remplacent d'ailleurs déjà les applications natives présentes sur beaucoup d'ordinateurs.

En parallèle des travaux de développement, le W3C vient de publier les bonnes pratiques pour la création d'applications Web mobiles.

«Ce document est une mine d'or de conseils : j'ai eu l'occasion de les mettre en application pour m'assurer que l'application mobile «antisèche» du W3C (W3C cheatsheet) fonctionnait non seulement sur des appareils mobiles, mais aussi sur tous les autres types d'appareils», déclare Dominique Hazaël-Massieux. «Ces conseils sont solidement ancrés dans l'expérience concrète de développeurs d'applications Web, d'opérateurs de télécommunications et d'éditeurs de navigateurs.»

Les bonnes pratiques des applications Web mobiles aident à déterminer quelles technologies Web sont particulièrement pertinentes pour les terminaux mobiles. Ces directives expliquent également comment concevoir des applications Web réactives à leur contexte d'utilisation, tout en économisant l'usage du réseau et en optimisant les temps de réponse pour le plus grand confort des utilisateurs, explique le W3C.

Rappelons que les Web Apps intéressent fortement les fabricants de terminaux et les opérateurs qui pourraient inverser le rapport de force. Aujourd'hui, ils sont fortement dépendants de Google et d'Apple et ne profitent quasiment pas de la manne des applications. Ils participent d'ailleurs activement aux travaux du W3C.

(Sources Business Mobile)

 

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