cedric sileo : ingénieur, intelligence artificielle, docteur en sciences

lundi | 24 juillet 2017
IA comos

La forme dominante de vie dans le cosmos est probablement celle de super robots

Star Trek Into Darkness

Si nous finissons enfin par rencontrer des extraterrestres, ils ne ressembleront probablement pas à de petits hommes verts ou à des insectes géants. Il est plus probable que ce ne soit pas des créatures biologiques mais plutôt des robots extrêmement avancés avec une intelligence supérieure à la notre dans des proportions que nous ne pouvons même pas imaginer.

Si de très nombreux écrivains, futuristes et philosophes ont prédit le développement de l’intelligence artificielle et considèrent pour certain, dont le célèbre Stephen Hawking, que c’est une menace pour l’humanité, cette menace était sur terre. Mais cette forme d’intelligence supérieure pourrait surtout venir de l’espace.

C’est la conclusion d’une étude, «Alien Minds» (L’esprit des extraterrestres dont on peut voir une présentation ici), de Susan Schneider, Professeure de Philosophie de l’Université du Connecticut. Elle doit être publiée prochainement par la NASA. Susan Schneider rejoint ainsi les thèses d’astronomes comme Seth Shostak, Directeur du Centre de recherche de la NASA sur l’intelligence extraterrestre ou SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence), de l’astrobiologiste, toujours de la NASA, Paul Davies, et du responsable de l’astrobiologie de la Library of Congress Stephen Dick. Ils considèrent tous qu’une intelligence dominante dans le cosmos est probablement artificielle.

Comme Susan Schneider l’explique à MotherBoard: «Beaucoup de gens ont une vision des aliens comme celle d'une icône. Ils les imaginent comme des créatures biologiques, mais cela n’a pas de sens dans l’échelle du temps». Seth Shostak va encore plus loin et affirme «avoir parié avec des dizaines d’astronomes que si nous recevons un signal extraterrestre, ce sera d’une vie artificielle… A partir du moment où une civilisation invente les ondes radio, elle est à 50 ans des ordinateurs et probablement ensuite à 50 ou 100 ans d’inventer l’intelligence artificielle. A ce moment là, les cerveaux mous et spongieux deviennent un modèle obsolète».

«Il y a une importante distinction à faire quand on parle d’intelligence artificielle», ajoute Susan Schneider. «Je ne dis pas que nous allons rencontrer des processeurs IBM dans l’espace. En toute probabilité, cette intelligence sera bien plus sophistiquée que tout ce que comprennent les humains».

 

Susan Schneider pense que la civilisation humaine est d'ailleus proche de l’étape où elle améliore sa propre biologie et s’en affranchit peu à peu, l’homme machine. C’est ce que Ray Kurzweil a appelé la singularité. Et pour Susan Schneider, nous n’allons pas seulement améliorer nos cerveaux avec de la technologie mais devenir progressivement totalement synthétique, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura plus pas de pensée originale, de créativité et d’émotion.

Parvenir à la conclusion que les civilisations avancées extraterrestres sont très probablement artificielles est un raisonnement assez simple d'après Seth Shostak. «Si on considère que tout signal radio extraterrestre que nous recevons provient d’une civilisation au moins aussi avancée que la notre. Disons, de façon prudente, que la civilisation moyenne utilise la radio pendant 10 000 ans. D’un point de vue purement statistique, la chance de rencontrer une civilisation bien plus ancienne que la notre est très élevée».

(Sources Slates)

 
Robot 3D

Des robots qui apprennent seul pour explorer de nouvelles planètes

L'une des problématiques les plus importantes pour le développement de robots d'exploration est de leur permettre de réagir en fonction de différentes situations directement sur le terrain. Un groupe de chercheurs d'Oslo pourrait avoir partiellement répondu à la problématique en créant des robots capables de s'adapter, mais aussi d'apprendre seul de nouvelles tâches.

 
Romeo

Moi, Romeo, androïde en quête d'amour

Romeo, qui n'est pour le moment qu'un prototype, préfigure le robot domestique de demain.

Dans ses locaux d'Issy-les-Moulineaux, la société Aldebaran prépare le robot compagnon qui s'invitera demain à la maison. Visite guidée.

C'est un vaste atelier meublé d'établis sur lesquels s'entassent des cartes électroniques, des oscilloscopes et des assemblages de pièces métalliques. Dans un coin, suspendu à une armature, un robot sommeille. C'est Romeo, dernier-né des ingénieurs d'Aldebaran Robotics, la société qui a déjà produit le petit androïde Nao et la cyber-hôtesse Pepper. Grand (1,40 mètre), capable de marcher, de saisir des objets et de reconnaître des visages, Romeo n'est encore qu'un prototype. Ou, plus exactement, un concept comparable aux concept cars des constructeurs automobiles, destiné à étudier de nouvelles technologies et de nouveaux usages. «Il nous sert d'abord à tester divers matériaux, mais aussi des programmes et des mécanismes qui seront déclinés sur Nao et Pepper», explique Rodolphe Gelin, directeur de la recherche d'Aldebaran. Romeo incline la tête et tourne ses yeux mobiles vers son concepteur, qui lui tend une petite bouteille de lait. Le robot s'en saisit et l'observe avant de demander de quel objet il s'agit. «Romeo situe les objets dans l'espace grâce aux deux caméras placées à hauteur des sourcils qui lui permettent de mesurer les distances, précise Rodolphe Gelin. Il sait contrôler la pression pour éviter d'écraser les objets dans sa main. Dès qu'il sent qu'on tire sur la bouteille, il écarte les doigts pour la rendre.»

Équipé de quatre ordinateurs qui gèrent sa vision, son audition, ses mouvements et son intelligence artificielle, Romeo intègre une quantité d'innovations qui serviront, dans un avenir proche, à créer des robots compagnons pour tous. En particulier pour les personnes âgées et les malades. «Quand on parle de robots aux seniors, ils imaginent des machines effrayantes, inhumaines, compliquées, observe Rodolphe Gelin. Mais quand on leur présente un petit androïde comme Nao, ils sont rapidement séduits et perçoivent vite comment ils pourraient l'utiliser. Nous étudions toutes ces réactions pour faire évoluer Romeo et tester de nouveaux usages.» Le stéréotype du serviteur docile laisse vite la place, dans les commentaires, au rôle d'assistant domestique. Une sorte d'auxiliaire capable d'assurer la sécurité des personnes qui l'adopteront.

Dans l'idéal, le robot doit pouvoir détecter si la personne fait une chute et l'aider à se relever ou prévenir les secours. Il doit aussi lui rappeler les médicaments à prendre, les membres de la famille à rappeler et les rendez-vous à venir dans la journée. Et surtout adapter sa conversation aux circonstances. Pour l'instant, Romeo reconnaît des ordres simples et peut, si besoin, demander des précisions. Sa qualité d'écoute dépend en fait des programmes qui lui sont implantés. L'un des plus spectaculaires lui permet de déduire le sexe et l'âge de son interlocuteur. Après un simple regard, il salue la personne - «Bonjour monsieur», «Bonjour madame», «Bonjour mademoiselle» ou «Bonjour petit enfant» - et annonce: «Je pense que vous avez 35 ans.» Il y a évidemment un truc.

Romeo a passé en revue et mémorisé des milliers d'images de visages pour se constituer une base de données lui permettant de fournir, dans la majorité des cas, les bonnes réponses. D'autres programmes peuvent être imaginés, par exemple pour aider les personnes âgées à entretenir leur mémoire. «On pourrait demander à Roméo de proposer des petits jeux d'esprit, signale encore le directeur. Il pourrait aussi exécuter des tests de la maladie d'Alzheimer en posant les questions conventionnelles qu'un médecin interprétera ensuite.»

Sympathique

Le principal enjeu, pour que le public accepte la présence du robot, c'est sa fiabilité. À fortiori s'il est destiné à assister des personnes âgées, en convalescence ou en situation de handicap. Pas question qu'il tombe en panne s'il doit secourir un malade ou qu'il se trompe dans l'interprétation des paroles de son propriétaire. Romeo dispose déjà d'un système d'autodiagnostic qui lui permet de détecter si l'un de ses circuits est débranché, si un élément mécanique est endommagé ou si un programme est absent de sa mémoire. «Il faut aller plus loin, estime Rodolphe Gelin. Nous travaillons à mettre au point des outils de programmation qui éliminent la majorité des risques d'erreur et de bugs.» Il faut aussi rendre le robot sympathique. Son allure de personnage de bande dessinée, sa silhouette galbée et ses gestes naturels constituent une première étape, même si l'apparence de Romeo n'est pas encore définitive. Une chose est sûre: il doit garder un aspect humain pour s'intégrer plus facilement dans le monde des humains. «Les gens ont moins de réticence à parler à un robot humanoïde qu'à un appareil électronique», constate son concepteur. En s'improvisant confident, le robot peut même contribuer à recréer un lien social: «En comparant les informations que lui donnent différentes personnes âgées dans une maison de retraite, sur un film ou sur une émission de télévision par exemple, Roméo peut les encourager à se rencontrer.» Une idée née de l'expérience de Nao auprès d'enfants autistes. Deux d'entre eux ont en effet réussi à communiquer en partageant l'utilisation du petit robot.

Pour devenir un véritable compagnon du quotidien, le robot doit aussi être en mesure de comprendre le comportement et les habitudes de son propriétaire. Voire même de l'imiter. C'est pourquoi une partie des recherches d'Aldebaran s'oriente vers des méthodes d'apprentissage. «Un de nos projets étudie la manière d'apprendre à Romeo à cuisiner des crêpes, raconte Rodolphe Gelin. Il télécharge la recette sur Internet et, en fonction des instructions, il reproduit les gestes qu'on l'a entraîné à effectuer en guidant ses bras et ses mains, comme battre les œufs ou manipuler la spatule.» Le plus difficile, pour le robot, consiste à interpréter les instructions. «Mélanger les œufs et la farine, par exemple, suppose qu'on casse d'abord les œufs dans un saladier et qu'on verse progressivement la farine, ce qui n'est pas précisé dans la recette puisque tout humain le sait intuitivement. Mais pour le robot, tous ces non-dits doivent être clairement explicités, ce qui demande à décomposer et à compléter chaque instruction.»

Impassible, Romeo attend debout près de son armature, dans un coin de l'atelier, qu'on lui donne de nouvelles directives. S'il ignore comment préparer des crêpes, comment pourrait-il savoir qu'il participe à définir un avenir peuplé de sympathiques robots bienveillants?

(Sources Le Figaro)

Merci Xavier !

 
Robot...cop

Knightscope K5 : des robots patrouillent dans la Silicon Valley

La startup américaine Knightscope vient de déployer pas moins de 5 robots patrouilleurs autonomes K5 dans la Silicon Valley pour réduire le taux de criminalité.

Mesurant 1,5 mètre pour 136 kg, les K5 à mi-chemin entre Robocop et R2D2 seraient capables d’entendre, de voir, de sentir et même de ressentir grâce à une batterie de capteurs connectés à unalgorithme d’analyse prédictive.

 
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